24.04.2017
leicht bewölkt
31 °C
Vous êtes ici : Bienvenue

Actualités

23.02.2017

Accord avec le FMI au sujet de la Facilité élargie de crédit

La salle Fleuve Jaune du Palais de la République du Bénin a servi de cadre, le mercredi 22 février 2017 a un communiqué de point de presse. C’était en présence du Ministre de l’Economie et des finances Romuald Wadagni et  de ces collaborateurs et de la délégation du Fonds Monétaire International.

A la demande des autorités béninoises, une équipe du Fonds monétaire international (FMI), dirigée par Norbert Toé, chef de mission pour le Bénin, a séjourné à Cotonou du 15 au 22 février 2017, pour finaliser les discussions avec les autorités sur un programme économique
triennal appuyé par le FMI, dans le cadre de l'accord au titre de la Facilité Elargie de Crédit (FEC : qui est un mécanisme de prêt concessionnel à l’intention des pays à faible revenu, dont les autorités se sont mises d’accord avec le FMI sur un programme économique de trois ans).

A l'issue de la mission et au cours du point de presse, M. Toé a fait la déclaration suivante:

« La mission et les autorités béninoises sont parvenues à un accord, sous réserve de l'approbation par la Direction Générale et le Conseil d'administration du FMI, sur un programme, qui pourrait être appuyé par un accord au titre de la FEC d'un montant de 111.42 millions de Droit de tirages spéciaux (DTS) (environ 150.4 millions de dollars EU), soit 90 % de la quote- part du Bénin au FMI.

« Le programme économique triennal reflète les orientations stratégiques du Programme d'Actions du Gouvernement et vise à améliorer les conditions de vie des populations, maintenir un environnement macroéconomique stable compatible avec la viabilité de la dette publique, et promouvoir la participation du secteur privé dans la création de richesse. Il a pour principaux objectifs de : Créer plus de marge budgétaire par la modernisation des administrations fiscales et douanières et l'amélioration de la qualité des dépenses publiques;

Recentrer les politiques sur la croissance durable et inclusive à travers des dépenses sociales ciblées et des dépenses d'infrastructure; et améliorer le climat des affaires. Le programme comprend un ensemble de réformes structurelles visant à améliorer l'administration des recettes et la gestion des finances publiques, renforcer la gestion de la dette, et accompagner le développement du secteur privé. Au regard de la mobilisation des ressources, le Gouvernement envisage d'élargir l'assiette fiscale pour porter le ratio de
ressources propres sur le Produit Intérieur Brut de 14,7 % en 2016 à 17,4 % à la fin du programme.

« Le programme appuyé par la FEC devrait permettre au Bénin de réaliser une croissance soutenue et inclusive afin de réduire la pauvreté tout en assurant la viabilité des finances publiques et de la dette. L'assistance financière fournie par le FMI au titre de la FEC devrait aussi aider le pays à faire face au besoin de financement de sa balance des paiements. Ce programme devrait également susciter un soutien important de la part des partenaires au développement du Benin et lui permettre de préserver la viabilité de la dette publique.

« Les autorités et la mission ont reconnu la nécessité de maintenir la viabilité de la dette publique au regard de l'important programme d'investissement public. Dans cette optique, une analyse de la viabilité de la dette sera effectuée régulièrement et le Gouvernement s'efforcera d'améliorer la gestion des investissements publics et promouvoir le partenariat avec le secteur privé ainsi que les partenaires techniques et financiers pour l'amélioration des
infrastructures.

« La mission préparera un rapport sur la base de cet accord avec les autorités béninoises qui devrait être soumis à l'examen du Conseil d'administration du FMI en mars/avril 2017.

« La mission a rencontré le Président Talon, et a eu des entretiens avec Messieurs Romuald Wadagni, Ministre de l'Économie et des Finances, Abdoulaye Bio Tchané, Ministre d'État chargé du Plan et du Développement, Pascal Irénée Koupaki, Ministre d'État, Secrétaire Général de la Présidence de la République, Alain Komaclo, Directeur National de la Banque centrale régionale (BCEAO), et d'autres hauts fonctionnaires de l'État, ainsi qu'avec des
représentants des partenaires techniques et financiers internationaux, et des représentants du secteur bancaire, et du monde des affaires du Bénin.

« La mission exprime toute sa reconnaissance aux autorités béninoises pour l'esprit constructif dans lequel se sont déroulés ces entretiens, ainsi que pour leur chaleureuse hospitalité ».

 

Suite à cette déclaration, le Ministre de l’Economie et des Finances fait un petit point. Il déclare ce qui suit :

 

« je remercie toute la délégation du fonds monétaire International pour la qualité des échanges que nous avons eu depuis quelques mois et leur volonté d’accompagner le programme d’action du gouvernement dans les différentes réformes que nous envisageons de faire. Alors pourquoi le Bénin a décidé de rentrer en programme et qu’est-ce que nous gagnons à rentrer en programme. C’est dans un environnement macro-économique totalement dégradé que le gouvernement du nouveau départ de part ces programmes d’actions (Bénin Révélé) et par l’appui de la FMI pensons instaurer des  programmes en vue de la bonne marche des activités et d’atteindre des objectifs escomptés car la première priorité est d’assoir la  crédibilité de notre économie. En somme nous gagnons trois choses  à savoir la Crédibilité de notre économie, l’attractivité de notre pays et l’appréciation de notre pays ; avoir des moyens propres pour effectuer nos réformes et enfin la capacité d’avoir du crédit de bonne qualité pour financier notre programme d’action du gouvernement. Et  pour finir je tiens à préciser qu’en aucun cas la FMI ne nous impose aucune mesure et qu’ils sont là pour accompagner les réformes choisie par le gouvernement. Et s’agissant des réformes il y a trois niveaux de réformes à savoir : les réformes concernant les Recettes, les réformes concernant les Dépenses et les réformes concernant toute la Chaine de gestion de notre dette.