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Microfinance

Contexte du marché de la microfinance au Bénin

Au 30 juin 2016, le secteur de la finance décentralisée au Bénin est composé de :

 

  • 56 Systèmes Financiers Décentralisés (SFD) ont été autorisés par le Ministre chargé des Finances (les réseaux étant considérés comme une entité unique) au sens de la loi n°2012-14 du 21 mars 2012 ;
  • 41 institutions de base affiliées aux réseaux dont 33 à la FECECAM et 08 au RENACA ont été autorisés, le nombre de SFD agréés par le MEF est de quatre vingt dix sept (97) ;
  • les SFD sont implantés sur le territoire national à travers 628 points de service / agences / guichets. 
  • Tableau: Synthèse du nombre d'autorisation par forme juridique



    Au cours de la période de 2005 à décembre 2015, les principaux indicateurs caractéristiques du secteur affichent les évolutions suivantes :

  • la clientèle des SFD est passé de 687.000 en 2015 à 1.825.000 clients à fin décembre 2015 ;
  • l’effectif du personnel permanent dans le secteur est passé de 1614 en 2005 à 3372 en 2015 ;
  • une croissance exponentielle de l’épargne mobilisée par les SFD au Bénin entre 2005 et 2015 passant de 39,8 milliards FCFA à 93,5 milliards FCFA ;
  • l'encours de crédit est de 74,2 milliards en 2005 et 124,03 milliards en 2015;
  • les lignes de crédits internes sont évalués à 34,1 milliards en décentre 2015 contre 6,1 milliards pour les lignes de crédits externe.

Positionnement et clientèles cibles

Au Bénin les IMFs ou SFD ont deux (02) approches de financement suivant lesquelles ils proposent leurs services aux bénéficiaires : l’approche mutualiste et l’approche solidaire.

L’approche mutualiste insiste sur le couple "épargne/crédit" avec des modalités bien définies et repose sur les principes de l’épargne préalable et du sociétariat. Le crédit est octroyé à des individus considérés comme sociétaires donc dépendant les uns des autres.

L’approche solidaire est caractérisée par le modèle de la "Grameen Bank" fondé sur le principe du crédit sans épargne qui, plutôt se constitue progressivement suivant la courbe de développement de l’activité.

De façon opérationnelle, on distingue quatre (04) types d’institutions de micro finance :

  • les mutuelles d’épargne et/ou de crédits , parmi lesquelles on peut citer la FECECAM qui regroupe 96 caisses, la FENACREP avec environ 67 caisses constituées sur une base villageoise, le CBDIBA constitué à partir des CAVECA, etc;
  • les institutions de crédit direct que sont le PADME, le PAPME, la VITA FINANCE , la FINADEV , filiale de la Financial Bank et constituée sous forme de société anonyme avec constitution d’un capital social ;
  • Les Organisations Non Gouvernementales ( ONG ) qui exercent des activités de microfinance pour le compte des populations à la base ;
  • enfin, des programmes ou projets à volet micro finance installés dans des zones défavorisées et qui soutiennent des initiatives à la base.

Ces deux dernières catégories fonctionnent souvent en marge de la Loi PARMEC et ne s’insèrent pas dans ce cadre institutionnel.

On estime aujourd’hui à plus de trois cents (300) le nombre d’institutions exerçant dans la petite finance.

Intermédiation entre les organismes de microfinance

Au sein de l’industrie de la microfinance, certaines institutions collectent de la petite épargne et la transforment en respectant des limites prudentielles (70 à 85%). Faute d’autres possibilités, les excédents sont placés dans les banques commerciales qui les recyclent en zone urbaine pour financer les entreprises de taille moyenne et les grandes entreprises fortement demandeuses de crédit.

Répertoire des IMF édition juillet 2005