La pauvreté absolue touche 29,6% de la population en 2000 contre 28,9% en 1995.
L’incidence de la pauvreté est plus forte en milieu rural qu’en milieu urbain En 2000, l ’incidence de la pauvreté en milieu rural est de 33% contre 23,3% en milieu urbain
Elle est plus accentuée dans les ménages peu instruits et chez les femmes.
Au cours des cinq dernières années, le gouvernement a donné une forte impulsion aux dépenses sociales qui ont progressé en moyenne de 14% par an. En dépit de ces efforts, les indicateurs sociaux sont encore faibles.
Seuls 72% ont accès à l’eau potable en zone urbaine et 69% seulement en milieu rural
Environ 2/3 de la population n’ont pas accès aux services de santé, L’incidence des maladies diarrhéiques (choléra, dysenterie bacillaire, et autres) a augmenté entre 1995-1999 (de 105 à 121 pour 1000 chez les enfants de moins de 5 ans et 46 à 54 pour 1000 dans la population générale).
La tuberculose gagne du terrain et le taux de prévalence du VIH/SIDA se situe à 4,1% aujourd’hui. La progression de ces maladies est plus importante dans les ménages et dans les zones les plus pauvres.
Les objectifs du programme du gouvernement pour 2002-2004 qui sont définis dans le DSRP, s’inscrivent comme une étape dans la réalisation des objectifs de réduction de 50% de la pauvreté d’ici à 2015. Ils reposent pour la période 2002-2004 sur (i) un taux de croissance du PIB réel autour de 6% en moyenne, soutenu par un taux d’investissement brut moyen supérieur à 20% du PIB contre 19,3% en 2001, (ii) un taux d’inflation en dessous de 3%, et (iii) un déficit budgétaire soutenable autour de 4% du PIB (hors dons et PPTE).